La Culture Haïtienne, vue d’ensemble
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Tourisme : Le Cap Haïtien et l’exemplarité de sa population

Fondé en 1670 par Bertrand d’Orgeron, le Cap-Haïtien, anciennement Cap-Français ou Cap-Henri, est la deuxième ville d’Haïti et chef-lieu du département du Nord et de l’arrondissement du Cap-Haïtien. Sur une superficie de 53,3 kilomètres carrés, vit une population riche d’environ deux cent mille membres.

J’avais entendu parler de la solidarité entre les gens du Nord. J’avais pu entrevoir la sagesse Capoise chez certains de mes amis en terre étrangère, notamment à New Jersey. Mais il me restait à vivre l’expérience de cette ville accueillante, bienveillante et courtoise où, me disait-on, il fait bon vivre. Il me fallait découvrir cette partie d’Haïti de laquelle je pensais déjà le plus grand bien. Y aller devenait pour moi une obsession. Il y a de cela quatre ans, grâce à un ami originaire de Plaisance (le conteur Jude Joseph), rencontré à Paris, j’ai fini par m’y rendre. Il faut dire que pour l’originaire du département de l’ouest (Léogâne) que je suis, visiter le grand nord représentait pour moi une très belle aventure.

Après deux ou trois jours au pays et un petit périple dans les Nippes (Fonds des Nègres), j’ai pris la direction du Nord Ouest. Traverser la capitale vers cinq heures du matin ne fut qu’une formalité contrairement à la régulière galère que réserve ce petit trajet aux automobilistes au cours de la journée. J’ai pu visiter la commune de Gros Morne avant de passer deux jours à Port-de-Paix où, grâce à mon ami Luckson Lamour, j’ai pu découvrir la ville et ses alentours et profiter d’une belle prestation en solo de notre monument national, le guitariste-chanteur Dadou Pasquet.

Tel un pèlerin solitaire, j’ai repris la route en direction des Gonaïves avant de bifurquer vers Ennery et le fameux Morne Vilboro. Habitué des routes sinueuses (j’ai déjà été à plusieurs reprises à l’extrémité du département de la Grand-Anse), me rendre au Cap Haïtien fut une partie de plaisir. Il faut dire qu’à l’époque (2014/2015) la route était en meilleur état qu’aujourd’hui.

Tout ce que j’avais pu apprendre de la deuxième ville du pays et de ses habitants s’avérait plus que vrai. Et la solidarité dont je parlais n’existe pas seulement qu’entre les gens du nord, agréablement, j’ai pu constater qu’elle a également joué pour moi. Je m’y suis senti bien immédiatement. Il faut dire que j’étais entre de bonnes mains, car le neveu de mon pote de Paris est un pur échantillon de l’ami et du guide idéal. Disponible, serviable et toujours de bonne humeur, celui que j’appelle tantôt « zanmanm » tantôt « frèranm », mon cher Georgy Exalus, est un fier enfant du pays. Il y connait tout le monde, tous les coins et surtout tous les bons plans. Ainsi j’ai pu découvrir le griot de deux heures du matin, le courbouillon « tèt cabrit », le petit déjeuner à la Capoise (plats complets s’il vous plait) sans oublier les cassaveries de Limbé. Grâce à son expertise, j’ai fini par fouler le plancher du Palais sans Souci et visiter la Citadelle Laferrière. Quelles belles émotions ! Bien entendu, je n’opposai pas de résistance à un petit tour au village de Labadie. Les baignades furent réservées à mes visites ultérieures.

Evidemment, à chacun de mes voyages au pays, une tournée nordique était et reste un incontournable. Cela me permet de retrouver une certaine tranquillité tout en étant dans une grande métropole.


Les restaurants du Grand Boulevard (face à la mer) disposent tous d’une décoration recherchée et d’une architecture unique. Quant aux plats, ils sont aussi délicieux les uns et les autres, pour des prix plus qu’abordables. Et puis, chose que je ne trouve nulle part ailleurs dans le pays, les serveuses et serveurs, tous en uniforme, sont toujours souriants et disponibles. Je dois avouer que cette atmosphère stimule l’appétit. Le petit mangeur que je suis fut souvent tenté de demander un « refill », voire opter pour un second plat, tout en priant Notre Dame (la Sainte patronne de la ville du Cap Haïtien) de me protéger contre la prise de poids.

Lors d’un de mes derniers voyages, j’ai eu le plaisir de faire vivre cette belle expérience nordique à mon épouse. Comme je le prévoyais, elle fut enchantée. Celle qui, professionnellement, sillonne les plus grandes et belles villes du monde, a pu trouver les petits plus qui font des nordiques en général et des Capois en particulier, des exemples à suivre pour redorer l’image de notre chère Haïti. Elle y a trouvé le savoir-vivre et un vrai savoir-faire. Tout comme moi, elle s’y sent bien et veut y retourner. Avec enchantement et un grand plaisir, je l’y emmènerai dès que cela sera possible.

Vous qui lisez cet article, si vous n’avez pas encore fait ce voyage, je vous le suggère sereinement, car je sais que vous serez complètement satisfait.

    

Par Pradel SAINT-FLEUR

 

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