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Alors qu’Haïti essaie de vivre, depuis quelques années, d’un élan de progrès et de développement touristique, nous voulons croire que l’industrie cinématographique peut et doit y jouer un rôle de premier plan. Des documentaires de qualité, des courts et longs métrages, des films pédagogiques peuvent être produits avec le support des institutions nationales.

Laissons enfin de côté le parrainage malsain au profit des talents et des compétences. Produisons ensemble les outils d’apprentissage des futures générations. Elles nous en seront reconnaissantes.

Il y a une douzaine d’années, le monde du cinéma haïtien s’offrait les œuvres suivantes sans se soucier des alentours négatifs et du manque d’infrastructures culturelles dans le pays.

« Un certain bord de mer » est un documentaire réalisé, en français, par Mario Delatour en 2004. D’une durée de cinquante deux minutes, il relate l’histoire des quolibets « Awoutchapatcha », « Bwèt nan do», « Arab manje koulèv », « Kalakit » qui accompagnaient les Arabes arrivés en République d’Haïti vers les années 1880. Venus de l’Egypte, du Liban, de la Palestine, de la Syrie et du Maroc, portant sur leurs épaules des caisses de marchandises légères, ces immigrants se sont vite installés au « Bord de Mer » de Port-au-Prince et dans certaines villes de province faisant au fur et à mesure fructifier leurs petites affaires.
« Comment conquérir l’Amérique en une nuit » est un long métrage de l’écrivain haïtien du Québec, membre de l’académie française, Dany Laferrière, réalisé en 2004 au Canada. Produit par Boréal Films, le synopsis de ce long métrage nous précise « qu’après plus de vingt ans de séparation, Fanfan et Gégé, deux grands amis haïtiens se retrouvent à Montréal. Le temps d’un sympathique repas en agréable compagnie féminine, nos deux joyeux lurons font le bilan de leur vie et de leurs fantasmes pendant qu’à la télévision, objet transformé en ironique personnage omniprésent dans le récit, diverses personnalités dressent un amusant portrait de la société nord-américaine. Et, l’espace d’une nuit qui se terminera dans un dénouement plus qu’inattendu, nos deux amusants protagonistes tenteront, à leur façon, de conquérir l’Amérique.

Lors du « Festival des films du monde de Montréal » réalisé entre le 26 Août et le 6 Septembre 2004, il obtint le « Zénith de bronze ».

« Ma femme et le voisin » raconte, en quatre vingt dix minutes, l’histoire, tournée en Haïti, d’un jeune marié qui, un soir, « surprend sa femme en plein sommeil, en train de citer langoureusement le nom du voisin. Toute sa journée sera hantée par l’interprétation de ce cauchemar et l’idée du plaisir que sa femme aurait pris. Ce film met en situation plusieurs types de jaloux et la frayeur qu’ils ont de perdre ce dont il jouit ». Il s’agissait du premier long métrage du réalisateur Riquet Michef.

Autant de réalisations qui nous interpellent sur nos capacités créatrices. Elles nous encouragent à poursuivre nos rêves et continuer d’espérer. Oui, nous espérons qu’un jour notre Haïti offrira à ses fils et filles les moyens de réaliser tous ces rêves de grandeur qu’ils sont en droit d’avoir.

Par Thierry MURAT

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