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juillet 31, 2017
Rôle d’un artiste
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Editorial : Comment vivent nos artistes musiciens ? 

Comment vivent nos artistes musiciens ? Il est légitime de se poser cette question, car s’ils vivent mal, cela aura des répercussions sur la qualité de leurs productions. Par extension, cela affectera notre niveau de divertissement. Donc, chacun devrait essayer de se mettre, ne serait-ce l’espace d’une journée, à la place de nos auteurs, compositeurs et interprètes.

Décortiquons un peu cette question. Savoir comment vivent nos artistes musiciens implique la nécessité de comprendre leur vie. Les artisans du Compas, et des autres styles musicaux dédiés au divertissement, fonctionnent de manière saisonnière, au coup par coup quasiment. A la sortie d’un bel album, un groupe (ou rarement un artiste solo) est sûr de bénéficier d’un élan euphorique qui lui garantira quelques « juteux » contrats. En fonction de la gestion de ce succès, cette euphorie durera plus ou moins longtemps (six à neuf mois). Il appartiendra donc à l’artiste et son équipe de management d’accepter d’investir dans une promotion bien ciblée afin de la faire durer le plus longtemps possible.

Que se passe-t-il lorsque les affaires ne vont pas dans le sens du succès ? Dans ces cas, de quoi vivent nos artistes ? Piochent-ils dans leurs économies (s’ils en ont) ou ont-ils un palliatif professionnel ? Je sais que certains instrumentistes donnent des cours, travaillent en studio, créent des tutoriaux, tandis que d’autres font partie d’une formation plus restreinte qui se produit dans des cabarets, fêtes privées ou même sur des bateaux de croisière. Mais tous n’ont pas ces possibilités. Nous savons que le statut de personnalités publiques qu’ils ont (parfois malgré eux) ne leur permet pas d’accepter de faire n’importe quoi ou de travailler n’importe où. De ce fait, la vie peut être très dure pour un certain nombre d’entre eux.

Faut-il les blâmer ? Bien sûr que non. Au contraire, il faut les encadrer et les soutenir. C’est ce que j’ai fait durant des années à Paris en les encourageant à s’inscrire à la Sacem afin de protéger leurs droits d’auteurs. Durant mon séjour hors de France, Michel Marchand en a fait autant avec un maximum d’auteurs, compositeurs et arrangeurs. Cela a permis et permet encore à ces membres de bénéficier d’une rémunération trimestrielle ou semestrielle proportionnelle à leurs créations.

Plus que jamais, nous encourageons nos artistes musiciens  à compléter, voire diversifier leurs connaissances. Ceci leur garantira un peu de tranquillité lors qu’arriveront les périodes creuses ou de vache maigre.

 Par Pradel SAINT-FLEUR

4 Comments

  1. vilified Lynn dit :

    Boyo Magazine bel article

  2. vilpigue Lynn dit :

    bon travail Msr St Fleur

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