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Ayiti Dans An Nou : promouvoir la beauté et l’authenticité de la danse

Danser professionnellement est un art qui n’est pas à la portée de tous. Par contre, individuellement nous dansons assez régulièrement tout au long de notre existence. Nous dansons pour manifester notre contentement ou satisfaction par rapport aux situations quotidiennes de notre vie. Bien que certains arrivent à danser sans entendre de la musique, ils restent néanmoins des cas isolés, particuliers.

Plus généralement et sans raison apparente, la musique semble être l’élément déclencheur de nos mouvements et déhanchements féériques. Alors que les moins extravertis d’entre nous dansent discrètement, d’autres, considérés comme des fêtards invétérés, sont beaucoup plus expressifs dans leurs activités de danse. Sachant que la musique remplit un tel rôle, on se demande si tous les styles musicaux invitent réellement à la danse. Globalement, nous répondons par l’affirmative à cette réflexion. Ensuite, nous cherchons et trouvons des spécificités à chaque rythme. Chaque ethnie, race, nation ou région a ses propres caractéristiques musicales et dansantes. Dans le cas d’Haïti, nous nous souvenons tous certainement de l’adage qui dit « Depi tanbou fwape, Ayisyen leve danse ». Ce qui nous amène à la réflexion suivante : outre les particularités musicales régionales, nous devrions chercher à comprendre ce qui incite la polpulation haïtienne à la danse.

Ce bout de terre qui porte le nom d’Haïti bénéficie du dynamisme d’un très grand nombre de ses enfants et regorge de talents dans quasiment tous les domaines. Le secteur artistique est le fer de lance de cette dynamique. La jeune et nouvelle équipe de BOYO Magazine veut s’offrir le privilège d’aller à la rencontre de ces talents, un peu partout à travers le pays pour découvrir ces perles rares. Avec cet objectif en tête, nous avons chargé notre Directeur régional du grand Nord, Georgy Exalus, de nous trouver, entre autres, ce qui se fait de mieux artistiquement dans la région. Grâce au dévouement de notre jeune et nouveau collaborateur Robertho Jean du Campus Henry Christophe de Limonade, l’honneur a été donné à notre Directeur régional d’aller à la rencontre de la troupe de danse Ayiti Dans An Nou et ses membres. Quelle merveilleuse découverte !

Afin de vous permettre de lier connaissance avec cette troupe dont le potentiel créatif nous impressionne, nous avons demandé à leur responsable, Jean Denis, de nous en faire une petite présentation. Voici l’essentiel de ce qu’il nous a dit.

« Ayiti Dans An Nou (ADAN) est une troupe de danse évoluant en Haïti plus précisément au Cap-Haïtien dans le département du Nord. Elle est composée en grande partie de jeunes universitaires ».

Pourquoi Ayiti Dans An Nou ? « La danse folklorique haïtienne est d’une beauté, d’une  grande richesse culturelle. Avec ses rythmes variés venant en grande partie de l’Afrique, notre folklore a un grand rapport avec notre passé colonial.  Pourtant, la grande majorité des jeunes ne connait pas la magie de cette danse ».

« Donc, notre objectif est de promouvoir la beauté, l’authenticité de ce patrimoine culturel qui reflète notre passé historique, notre identité de peuple libre et indépendant qui nous rend si fier. Ayiti Dans An Nou se veut, à travers ses chorégraphies, faire revivre l’idéal Christophien et pousser les jeunes à prendre conscience de l’importance de notre culture. Une Haïti forte et riche culturellement c’est notre rêve ».

Dans un souci de reconnaissance des talents et d’encouragement, les rédacteurs de notre équipe parisienne ainsi que nos différents représentants, des Etats-Unis et d’Haïti notamment, ont reçu des recommandations spéciales du Directeur Général du magazine pour travailler aussi souvent qu’il sera nécessaire sur des dossiers mettant en valeur tous les acteurs artistiques dont les talents n’attendent qu’un petit coup de pouce pour s’extérioriser. A vous chers lecteurs de continuer à lire les diverses éditions de BOYO Magazine afin d’offrir la plus grande audience possible à nos excellents jeunes artistes.

Par Pradel SAINT-FLEUR

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